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Jean-Charles Luperto condamné à 6 mois avec sursis : retour sur une longue affaire judiciaire

La Cour d'Appel de Liège a rendu son arrêt ce matin dans le cadre de l’affaire Jean-Charles Luperto. Elle a condamné le sambrevillois à une peine de six mois de prison avec sursis et à une amende de 600 euros avec sursis également.

Les faits reprochés au député-bourgmestre de Sambreville remontent à l’été 2014 et l’affaire a éclaté en novembre de la même année. Jean-Charles Luperto est suspecté d'avoir commis des faits d'outrage public aux mœurs dans les toilettes du parking de l'autoroute de Spy sur l’autoroute E42. Parmi les témoins de ces faits, on retrouve un enfant de 9 ans, deux hommes et une dame. Ils affirment avoir vu l’homme politique se masturber dans les toilettes, à plusieurs reprises. La présence d’un mineur d’âge aggrave le délit d’outrage aux mœurs.

A cette époque, Jean-Charles Luperto est contraint de démissionner de son poste de président du Parlement Wallonie-Bruxelles, et il n’accède pas aux fonctions ministérielles qui lui avaient été promises.

Luperto a toujours nié en bloc ces accusations

« C’est un coup monté » déclare-t-il. Luperto reconnait avoir fréquenté les toilettes de la station services pour faire des rencontres sexuelles furtives, mais toujours dans des toilettes individuelles avec portes fermées, à l’abri des regards extérieurs. « Je sais ce que j’ai fait, mais je sais aussi ce que je n’ai pas fait » ajoute l’homme politique socialiste. C’est alors une longue procédure judiciaire qui commence. 

Ses avocats pointent le fait que tous les témoins se connaissent bien et que chaque témoignage individuel est « fragile », voire peu crédible. Pour le suspect et sa défense, il s’agit d’une cabale montée par quelques habitués de la station de Spy. 

En mai dernier, devant la cour d’appel de Liège, le parquet général avait requis une peine allant de 6 à 8 mois de prison avec sursis simple en considérant que les faits doivent être déclarés établis. Le ministère public se basait sur différentes dénonciations réalisées contre Jean-Charles Luperto et avait rejeté l’argumentation de la défense, qui estimait que l’enquête avait manqué d’intégrité. L’arrêt de la cour d’appel est alors attendu le 16 juin 2020. Mais à cette date, c’est un nouveau rebondissement : les débats sont rouverts dans le dossier à charge du sambrevillois à la demande du parquet général.Un nouveau témoin a fait une déposition qui pourrait concerner les faits pour lesquels un mineur d’âge s’est plaint. Cet élément nouveau porterait sur la manière dont l’enquête a été réalisée et pourrait être favorable à Jean-Charles Luperto.

Finalement, ce mardi 29 septembre, le sambrevillois a été condamné par la Cour d’appel de Liège à une peine de 6 mois de prison avec sursis de deux ans et à une amende de 600 euros avec sursis également.

Un recours en cassation

Jean-Charles Luperto ne s’est pas exprimé sur cette condamnation, mais pour son avocat Marc Uyttendaele, cette décision est profondément scandaleuse, estimant que son client n’a pas pu prouver son innocence. Dans les colonnes du quotidien Le Soir, il a déclaré que cette affaire ne faisait que commencer. La preuve: il a introduit ce mardi un pourvoi en cassation...


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