A Charleroi, une motion sur la santé mentale a été adoptée pour mettre une priorité sur la santé mentale des jeunes à Charleroi. Une santé mentale qui se dégrade de manière importante en Belgique. Et ce malgré l'abstention du MR.
Sauver Psy-Jeunes
C’est la fermeture du Centre Psy-Jeunes du CPAS en début d’année faute de reconduction des subsides du Fédéral qui a tout déclenché. Il avait pourtant aidé plus de 500 jeunes en déprime en 2 ans. C’est ce qui a qui a poussé le PTB à soumettre une motion au Conseil Communal carolo. D’abord pour demander au Fédéral de ré-accorder des subsides à la structure. Ces subsides servaient en fait à payer les salaires de huit psychologues. La motion a été amendée et acceptée par le PTB et al majorité.
MR-IC: s’attaquer d’abord aux causes
Une motion pour laquelle le MR-IC s’’est abstenu, considérant qu’on prend le problème par le mauvais bout.
« Aujourd’hui, on ne doit plus s’attaquer aux conséquences, mais aux causes, argumente Jean-Noël Gilard, le chef de groupe MR-IC Charleroi. Il y a les nouvelles technologies et du harcèlement et du cyber-harcèlement. De plus Psy-Jeunes était une structure qui avait été créée lors du Covid et qui aujourd’hui n’a plus sa raison d’être. »
Un problème de plus en plus important chez les jeunes
Il faut dire que les problèmes de santé mentale sont en forte hausse. Surtout chez les 15-40 ans. Un jeune sur cinq en souffre et 10% d’entre eux tenteront de mettre fin à leurs jours ou de se faire du mal. Et les professionnels de la santé mentale sont débordés.
« Le suicide est la première cause de décès chez les jeunes, déplore Kubra Yigitoglu, conseillère communale PTB Charleroi. Il y a une énorme augmentation depuis le Covid, et il y a une diminution des aides. Et il y a de moins en moins d’espace où les jeunes peuvent parler. »
Une plateforme de collaboration pour la santé mentale
Cette motion a aussi été amendée dans le but d’amplifier la coordination entre les services de santé mentale par le CPAS de Charleroi qui accompagnent quand même 3 800 patients, au travers d’une plateforme qui existait déjà, mais qu’il faudra encore développer, dans la mesure du possible.
« Malheureusement, on sait que le réseau est saturé, explique Philippe Van Cauwenberghe, le président du CPAS de Charleroi. Et ce qui était magnifique dans le projet Psy-Jeunes, c’est qu’on travaillait autrement, avec des partenaires extérieurs comme des centres culturels, des maisons de jeunes ou des clubs sportifs. Le réseau continue son travail, mais ne peut pas répondre à ces besoins bien spécifiques. »
Et la plateforme créerait des synergies public-privé en matière de santé mentale. Ce qui ferait du CPAS de Charleroi, un précurseur en la matière.
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