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Chimay : Les écoles s'adapteront aux nouvelles directives (Vidéo)

Dimanche dernier, la ministre de l’Enseignement en Fédération Wallonie Bruxelles était priée de prendre de nouvelles mesures pour les écoles.  Ce mercredi, le comité de concertation décide de les fermer.  A ce jeu là, les enseignants et leurs directions ne savent plus où donner de la tête. La directrice de l’école fondamentale Saints Pierre et Paul et un enseignant de l’école communale de Virelles, ont accepté de nous livrer leur ressenti. 

« Nous voilà encore face à des demi-mesures. Pourquoi les écoles maternelles doivent-elles continuer ? Chez nous, à l’école Saints Pierre et Paul, lors de notre testing massif nous avons remarqué que c’étaient les plus jeunes qui étaient les plus porteurs et surtout les plus asymptomatiques. Ce devait être tout le monde ou personne.  Nous ne comprenons pas. » 

Christine Close est hors d’elle, depuis des semaines les décisions sont latentes, mais elles ne tombent pas. A cela, s’ajoute un manque de considération qui devient de plus en plus difficile à supporter. 

« Nous sommes une école fondamentale qui accueille 240 élèves sur Chimay. Il y dix jours, nous avons dû fermer l’école sur décision de l’Aviq puisque nous avions une recrudescence de cas de Covid aussi bien du côté des enfants que des professeurs. Et donc nous avons eu un testing massif qui a révélé 65 positifs pour l’ensemble de l’établissement. »

Au nombre desquels 4 enseignants qui ont été assez lourdement touchés.

Les écoles de village ne sont pas épargnées 

La situation de Chimay depuis la mi-mars est de plus en plus inquiétante, les cas de covid-19 se multiplient de manière préoccupante. 

Non loin de là à Virelles, Anthony Deram est instituteur dans une classe de 4ème, 5ème et 6ème années. Sa classe n’est pas épargnée par la contamination, mais les classes de maternelle non plus.  Il ne comprend donc pas non plus cette fermeture « particulière ». 

« Nous sommes bien placés pour savoir que chez les maternelles la contamination est forte aussi. Moi, j’ai un élève qui a été mis en quarantaine parce que sa famille était positive, mais lui ne l’est pas. Mais en fonction de la date des résultats des tests, il va être à la maison jusqu’aux vacances. »

Cet élève a pu bénéficier de l’aide de Forsud, de la fondation Chimay Wartoise et de son assistance technique. Il a reçu un ordinateur pour travailler chez lui. 

Mais depuis ce début d’après-midi, c’est toute sa classe qui va avoir besoin d’être équipée numériquement puisque les élèves du primaire sont tous renvoyés à la maison. Loin d’être un soulagement pour Anthony, il s’agit là d’une nouvelle mesure qui va demander de nouvelles adaptations.   

« Mon objectif est de prendre mes élèves en visio-conférence pour ne pas perdre une semaine de cours supplémentaire.  Nous n’avons évidement reçu aucune directive à l’heure qu’il est. On s’y attendait de toute façon. Le gouvernement n’avait rien de mieux à proposer que ça. »

Il va donc encore falloir s’adapter en espérant que tous les enfants pourront suivre. Anthony a d’ailleurs déjà eu à faire à des parents qui retirent leur enfant de l’école dès demain. 

La théorie de l’adaptation, une théorie qui colle à la peau du monde enseignant

« Il faut s’adapter en permanence, poursuit Anthony Deram, en fonction des règles, en fonction des cas, de la situation familiale aussi parce que ce n’est pas toujours évident. Depuis septembre, c’est comme ça. Nous avons passé une grosse période en octobre où il y a eu beaucoup d’absences et ça n’a pas été facile. En plus de ça, il n’y a pas assez de monde pour remplacer. Les maîtres spéciaux viennent à manquer et les horaires normaux de profs, ça n’existe plus depuis longtemps. »

Directions et enseignants sont malgré tout mitigés sur la bonne décision à prendre. Mais ils sont unanimes pour dénoncer le mépris des gouvernants pour les acteurs de terrain. Il y a un manque de considération flagrant. Christine Close, la directrice de Saints Pierre et Paul fait face aujourd’hui à des institutrices maternelles particulièrement en colère

« La solution serait une vaccination massive des enseignants et des dépistages. On entend que dans les entreprises cela est mis en place, mais dans les écoles hormis deux ou trois écoles pilote…mais on nous parle de ça depuis janvier et fin mars, nous n’avons toujours rien vu venir. »

Une vaccination qui n’est toujours pas à l’ordre du jour semble-t-il. 

Anthony Deram et Christine Close n’ont pas le choix, ils vont devoir une nouvelle fois s’adapter et expliquer à leurs jeunes élèves que oui, les grandes personnes changent parfois d’avis. 

Des enfants qui risquent de ne pas tout comprendre puisque comme nous l’explique Anthony et il n’en démord pas. 

«Au niveau du respect des règles, il n’y a pas besoin d’insister et de répéter. Elles ont été clairement établies, quand elles changent, on explique. C’est suivi scrupuleusement par les adultes et par les enfants qui se les rappellent entre eux lorsqu’il y a un oubli. Moi, je me sens plus en sécurité dans ma classe que dans un magasin»  

 


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