Depuis le 2 février, les parents se présentent dans l’établissement scolaire de leur choix pour inscrire leur enfant en 1ère année du secondaire. Ils sont près de 50 000 en FWB et ont jusqu’au 6 mars inclus pour déposer le formulaire d’inscription.
À l’Athénée royal Ernest Solvay, à Charleroi, le bal des rendez-vous a déjà bien commencé. Mais ici, pas question de se précipiter.
« Il ne faut pas s’inscrire dans l’urgence », rappelle la directrice, Sabrina Dehaspe. Et surtout, précise-t-elle, il ne s’agit pas d’un système « premier arrivé, premier servi ». Les règles sont strictes et encadrées par décret.
Dans le formulaire, les parents sont invités à classer les écoles selon leur ordre de préférence. Une précaution utile si le premier choix venait à afficher complet. Certains critères permettent toutefois de prioriser les demandes. C’est le cas, par exemple, lorsqu’un frère ou une sœur fréquente déjà l’établissement.
C’est précisément la raison qui a poussé Farah Filali Mamour à franchir les portes de l’école carolo pour inscrire son deuxième enfant. Sa fille y est déjà scolarisée. « Sa sœur est ici », explique-t-elle, avant d’ajouter qu’elle apprécie particulièrement l’école. Une continuité rassurante pour la famille.
Car le passage du primaire au secondaire marque une étape importante dans la vie d’un pré-adolescent. Nouveau cadre, nouveaux professeurs, nouveaux camarades : le changement peut impressionner. Thierry Heuchamps, secrétaire de direction, est souvent le premier visage que rencontrent les parents. « C’est une grosse différence », reconnaît-il. Son rôle : informer, expliquer et aider chacun à « s’adapter » à cette nouvelle réalité.
Pour Feiza Mercimek, l’inscription s’est faite au nom de la famille. Faute de temps, son frère l’a envoyée inscrire sa nièce. Dans leur cas, il s’agit déjà de la deuxième génération à fréquenter l’établissement. « On a eu une bonne expérience ici », confie-t-elle, soulignant l’attachement familial à l’école.
Cette année, une nouveauté marque la rentrée 2026 : le gouvernement a supprimé le critère lié au niveau socio-économique de l’école primaire d’origine. Une mesure destinée à faciliter la mixité sociale au sein des établissements secondaires.
D’ici au 6 mars, les secrétariats continueront donc d’accueillir parents et élèves, entre espoirs, questions et parfois un brin d’appréhension. Pour beaucoup, c’est le début d’un nouveau chapitre.
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