Le Conseil communal de Charleroi a franchi ce lundi une étape décisive dans la lutte contre l’inoccupation des logements : le lancement officiel des premières procédures en cessation.
Ces actions s’inscrivent dans la stratégie définie par la Déclaration de politique du logement 2025-2030, qui fait de la remise sur le marché des logements inoccupés une priorité majeure. Trop de biens restent durablement fermés alors que la pression sur le marché locatif ne cesse de croître. L’objectif poursuivi est clair : mobiliser tout le parc existant afin de répondre aux besoins en logements décents et abordables pour les Carolos.
La procédure de cessation permet à la Ville, après constat régulier d’inoccupation, via une action judiciaire, de contraindre les propriétaires récalcitrants à mettre leur bien en location, en vente ou à en assurer la rénovation. A défaut pour le propriétaire de s’exécuter dans un délai prévu par la justice, une astreinte par jour peut s’appliquer. Cette démarche vise à mettre un terme à des situations parfois bloquées depuis des années et à lutter contre des nuisances subies dans les quartiers où se trouvent des logements inoccupés.
« Nous passons de la parole aux actes. Ces premières actions en cessations marquent une nouvelle phase de notre politique : il n’est plus acceptable que des logements restent fermés quand tant de familles cherchent un toit. Chaque maison réhabilitée, chaque appartement remis en location, c’est une réponse concrète à la crise du logement et un pas vers une ville plus solidaire et plus vivante. », explique Tanguy Luambua, échevin u Logement à Charleroi.
La Ville de Charleroi entend accompagner cette dynamique d’une approche équilibrée : d’une part en soutenant les propriétaires de bonne foi, via des dispositifs tels que l’Agence immobilière sociale ou des aides à la rénovation ; d’autre part en sanctionnant l’inaction prolongée.
Ce premier train de décisions concernera plusieurs dossiers représentatifs de situations d’inoccupation persistantes, identifiés au terme d’un travail administratif et d’autres suivront dans les prochains mois.
En engageant ces procédures de cessation, Charleroi affirme sa volonté d’agir fermement pour un droit au logement effectif.
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