Comme évoqué sur Télésambre, Bénédicte Linard (Ecolo), a interpellé le ministre wallon de l'Environnement, Yves Coppieters, sur la concentration élevée de PFAS à l'aéroport de Charleroi. Ce dernier lui a répondu en commission du Parlement régional.
Cet après-midi, Yves Coppieters assure que de nomberuses actions sont planifiées dans un futur proche.
« De nombreuses actions sont planifiées, sont en cours ou ont été prises par BSCA et la SOWAER pour améliorer la qualité des rejets, notamment sur la gestion des essais incendies et de la maintenance des camions. Un curage d'égouttages ou de bassins probablement contaminés par des sédiments est également à l'ordre du jour, une fois que le remplacement en cours des mousses d'extinction contenant des PFAS, par des mousses n'en contenant pas, sera terminé » , a indiqué Yves Coopieters.
Selon le ministre, l'aéroport carolo s'est inscrit dans une procédure « décret sols », un processus d'investigations successives et, le cas échéant, d'assainissement permettant d'améliorer la qualité des sols.
« Le dossier a bien avancé dans les travaux de prélèvements et d'analyses. Plusieurs réunions ont été organisées avec BSCA, la SOWAER et l'expert sol qui ont collaboré de manière optimale avec nos services », a ajouté le ministre.
Dans ce cadre, une étude d'orientation, incluant une note synthétisant la situation environnementale pour les PFAS, a été approuvée par l'administration en septembre dernier et une étude de caractérisation est attendue pour juillet 2025.
Quant aux eaux souterraines: « Le dossier n'est pas critique: il n'y a pas de risque immédiat pour la population ou l'environnement, car il n'y a ni contact ni exposition à cette pollution », a rassuré Yves Coppieters.
Néanmoins, il reste un point délicat: le Tintia. « Le ruisseau voisin qui récupère les eaux traitées et/ou les eaux de ruissellement sur les pistes est encore impacté avec une concentration légèrement supérieure au seuil de 0,1 µg/l qui correspond à la norme à atteindre pour l'eau de distribution. A terme, une surveillance périodique va être mise en œuvre sur les eaux souterraines mais l'accent doit surtout être mis sur les rejets et le ruisseau car l'impact sur les eaux souterraines est bien circonscrit » , a conclut Yves Coppieters.
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