Pendant les vacances d’automne, l’aéroport de Charleroi a connu une affluence record, entraînant d’importantes files d’attente et quelques vols manqués. L’aéroport assure avoir tiré les leçons pour les prochaines périodes de congé.
Des images ont fait le tour des réseaux sociaux : des files d’attente à perte de vue, à l’intérieur du terminal et même à l’extérieur du bâtiment. Certains jours de départ ont été particulièrement difficiles, tant pour les voyageurs que pour le personnel. « À certains moments, les prestataires externes de sûreté n’arrivaient pas à remplir les lignes commandées », explique Nathalie Pierard, porte-parole de l’aéroport de Charleroi.« Le débit était donc plus lent, ce qui a provoqué des files plus importantes, surtout lors des pointes du matin. On est conscient du problème. Pour nous, c’est une priorité d’y remédier. »
Une affluence devenue un défi
Les vacances d’automne ont en effet été marquées par une très forte fréquentation. Une bonne nouvelle sur le plan économique, mais qui a mis les équipes à rude épreuve. L’aéroport a mobilisé du personnel supplémentaire pour informer et guider les passagers. « Quand il y a beaucoup de monde, les gens sont parfois perdus », poursuit Nathalie Pierard. « Ils se mettent dans la première file qu’ils voient, sans savoir si c’est la bonne. Nous avons donc placé du personnel pour orienter les voyageurs ou encore pour rappeler les règles sur les liquides et les ordinateurs aux contrôles de sûreté. » Ces efforts visent à fluidifier le passage et à éviter que la confusion ne rallonge encore les temps d’attente.
Arriver plus tôt pour voyager sereinement
L’aéroport insiste aussi sur la nécessité d’arriver bien à l’avance avant le vol. « Certains passagers arrivent encore une demi-heure avant le départ en pensant avoir le temps », constate la porte-parole. « Mais selon le moment de la journée, l’attente peut être plus longue. Nous recommandons de venir trois heures avant le vol. Même si vous passez les contrôles en dix minutes, vous serez plus détendus. » L’objectif est clair : réduire le stress et éviter les vols manqués. « Un seul passager qui rate son vol, c’est déjà un passager de trop », ajoute Nathalie Pierard.
L’aéroport de Charleroi affirme avoir pris en compte les difficultés rencontrées pendant ces congés. Des ajustements seront mis en place pour les prochaines périodes de forte affluence. Mais la période des vacances reste un défi particulier : qui dit congés pour les voyageurs dit aussi congés pour le personnel. Il faut donc jongler avec les horaires de chacun pour maintenir un service optimal. Le message, lui, reste inchangé : anticiper, pour que les vacances commencent sans stress ni mauvaise surprise.
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