Le bourgmestre carolo Thomas Dermine a confirmé mardi avoir reçu un courrier adressé par Ryanair au sujet de la menace de suppression de sièges et d'avions basés en Belgique. Mais il tient à apporter des précisions.
Selon lui, la taxe communale imaginée, de 3 euros par passager, n'est cependant pas en cause puisqu'elle ne vise par les compagnies aériennes mais bien l'aéroport de Charleroi et qu'elle a été calibrée pour que celui-ci puisse l'absorber.
Ryanair a annoncé mardi sa volonté de supprimer 1 million de sièges à Bruxelles et Charleroi et retirer cinq avions sur les 18 de sa base à Charleroi à partir de la saison aéronautique hivernale 2026-2027, qui commencera à la fin du mois d'octobre prochain. La compagnie a motivé cette décision par la volonté du gouvernement fédéral d'augmenter la taxe sur les billets d'avion et de celle de la Ville de Charleroi d'instaurer une taxe communale de 3 euros par passager à l'aéroport de Charleroi à partir du 1er janvier.
Pour Thomas Dermine, la sortie de Ryanair vise essentiellement la nouvelle taxe d'embarquement instaurée par le gouvernement fédéral. Raison pour laquelle, selon lui, le transporteur irlandais indique dans son courrier avoir tenté plus tôt dans l'année d'entrer en contact avec un ministre fédéral. "Dans le courrier, on peut comprendre aussi que la compagnie aérienne nous demande en quelque sorte de plaider sa cause auprès d'autres niveaux de pouvoir", analyse Thomas Dermine.
La taxe imaginée par la Ville de Charleroi n'a pas encore été votée. Elle pourrait générer quelque 15 millions d'euros vers les caisses communales. Une rentrée importante alors que Charleroi, comme une série d'autres villes wallonnes, a consenti ces derniers mois à d'importantes économies et a tenté de trouver de nouvelles recettes pour équilibrer son budget.
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