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Erquelinnes : Julie L., qui a tué deux de ses enfants, jugée irresponsable par des experts

Erquelinnes : Julie L., qui a tué deux de ses enfants, jugée irresponsable par des experts

Le 30 juin dernier, Julie L., une enseignante sans histoire et appréciée dans le quartier de Hantes-Wihéries, a commis l'irréparable en tuant Orphée et Cérès, âgés respectivement de 18 mois et sept ans, au domicile familial de la rue du Jeu de Balle.


Thibald, l'aîné de la fratrie, avait survécu aux blessures provoquées par sa mère. Le mari et père de famille avait découvert la scène d'horreur en rentrant de sa journée de travail. Julie L. avait poignardé Thibald et Cérès avant d'étouffer le petit Orphée. Après avoir commis l'irréparable, Julie L. avait tenté de mettre fin à ses jours en se tailladant les veines et en se plongeant dans un bain.

Une expertise mentale avait été sollicitée pour déterminer si l'inculpée était ou non atteinte d'un trouble mental au moment des faits. Comme révélé par SudInfo, Julie L. a été jugée irresponsable de ses actes.

« Les trois experts ont conclu qu'elle était atteinte d'un trouble mental grave au moment des faits et l'est toujours aujourd'hui », confirme Sandrine Vairon, procureure de division de Charleroi.

La trentenaire devrait, selon toute vraisemblance, échapper aux poursuites pénales et à un procès devant la Cour d'assises.

"On s'oriente vers une mesure d'internement comme c'est le cas dans ce genre de cas. Les poursuites pénales risquent de s'éteindre. Mais il faudra attendre le règlement de la procédure devant la chambre du conseil pour confirmer tout cela. »

Le parquet de Charleroi ne compte pas s'opposer à cette demande d'internement. Ce qui devrait être également le cas du père des enfants et partie civile dans le dossier.

Si la chambre du conseil de Charleroi décide, lors du règlement de la procédure, de l'internement de Julie L., la chambre de protection sociale reprendra le relais.

« Cette mesure d'internement et de soins médicaux dépendra de la chambre de protection sociale et du tribunal d'application des peines (TAP). Cette chambre devra juger du type de soin à fournir à Julie L. et dans quelle mesure, avec un placement en centre fermé ou non. » 

D'après le parquet de Charleroi, le juge d'instruction en charge du dossier devrait rapidement boucler le dossier.

« Il n'y aura, à priori, pas d'autres devoirs sollicités et donc pas de reconstitution des faits. »

La chambre du conseil de Charleroi a décidé de prolonger la détention préventive de Julie L.


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