Durant tout ce week-end, les autorités communales de Charleroi et les responsables de la RCA poursuivent sans relâche leurs démarches pour tenter de débloquer la situation afin que les enfants puissent partir en classes de neige à Marcinelle en Montagne.
Pour rappel, le départ en classes de neige d’élèves carolos, prévu ce vendredi 9 janvier, a été annulé à quelques heures du départ. Une décision prise par la maire de la commune française de Saint-Nicolas-la-Chapelle, qui a suscité l’incompréhension des mandataires carolos.
Contactée ce dimanche, l’échevine de l’Enseignement, Julie Patte (PS), revient sur cette situation surréaliste et nous donne les dernières informations.
« Depuis l’annonce de cette annulation, qui nous a été notifiée jeudi soir, nous avons tout mis en œuvre pour tenter de débloquer la situation. Nous avons gardé espoir jusqu’à vendredi à la mi-journée, mais nous n’avons malheureusement pas pu faire partir le car du premier contingent, faute de solution apportée par le département français. »
Parmi les dernières mesures prises par la Ville de Charleroi, une rencontre est prévue ce lundi avec les parents des élèves, qui se posent de nombreuses questions.
« Nous avons invité les parents des enfants du premier contingent (186 enfants) à nous rencontrer ce lundi pour répondre à toutes leurs interrogations et leur rappeler que l’on fait désormais le maximum pour que le groupe puisse partir en classes de neige à une date ultérieure. Tout comme eux, nous sommes effarés par cette situation de dernière minute. C’est la moindre des choses de rencontrer ces parents désemparés. Nous sommes confiants dans le fait qu’une nouvelle date de départ pourra être trouvée. Mais je tiens déjà à préciser que, dans le pire des cas – ce que nous ne souhaitons évidemment pas –, si un nouveau départ n’était pas possible, le séjour de chaque enfant serait intégralement remboursé. Mais, encore une fois, ce n’est pas du tout notre volonté », ajoute Julie Patte.
Le prochain départ pour la Savoie (du deuxième contingent) est prévu vendredi. Un autre courrier va être envoyé aux parents des enfants de ce groupe afin de les rassurer, en précisant que la Ville effectue les démarches nécessaires pour qu’ils puissent partir à la date prévue, tout comme les groupes suivants.
Un parcours du combattant depuis jeudi soir
Julie Patte explique que, depuis jeudi soir, lorsque la Ville a reçu l’arrêté de fermeture, elle a tenté de joindre la maire de Saint-Nicolas-la-Chapelle, Ghislaine Joly, sans succès, tant par mail que par téléphone.
« Nous avons finalement dû la mettre en demeure par mail en lui demandant de daigner nous répondre. »
Face à ces difficultés de contact, c’est le vice-président du Conseil départemental de la Savoie, Franck Lombard, qui a entamé des démarches sur place pour tenter de débloquer la situation. Mais en vain, les délais étant trop courts pour obtenir un avis favorable des pompiers pour le chalet concerné.
La Ville de Charleroi rappelle que les travaux de mise en sécurité exigés en décembre 2024 ont pourtant été réalisés et réceptionnés par un organisme certificateur. Dans l’attente de ces travaux, réalisés depuis lors, des mesures exceptionnelles supplémentaires avaient été prises durant l’hiver 2025 (embauche d’un agent de Service de sécurité incendie et d’assistance à personnes de niveau 2, présent durant toute la journée du séjour ; exercice d’évacuation réalisé chaque semaine) et ont été maintenues cette année, ce qui implique que le niveau de sécurité est nécessairement supérieur à celui qui prévalait précédemment.
Enfin, l’exploitant a sollicité, depuis le mois de juin, la tenue d’une Commission de sécurité, qui ne s’est pas encore réunie en raison des délais d’instruction du dossier administratif, sans que la Ville de Charleroi et la RCA aient été informées des raisons de cet éventuel retard.
« Aucun signe avant-coureur du revirement par rapport à la position de la Commune (encore réitérée en date du 19/12/2025) n’a été émis envers l’exploitant, et a fortiori envers la Ville et la RCA », précise encore la Ville de Charleroi.
Quant à la maire du village savoyard, contactée par nos collègues de Sudinfo, elle précise que c'est le contexte de la catastrophe de Crans-Montana qui impose une vigilance accrue.
Julie Patte réagit :
« Je comprends tout à fait ce contexte, mais cela ne justifie pas que l’on nous prévienne la veille, à quelques heures du départ.»
Chaque année, début janvier, plus de 1 000 enfants carolos partent en classes de neige à Marcinelle-en-Montagne.
Notre reportage avec la réaction de parents, de la Ville et de la RCA :
https://www.telesambre.be/info/classes-de-neige-annulees-la-deception-des-enfants-carolos/77797
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