Depuis le 1er janvier, de nombreuses personnes ne peuvent plus bénéficier des allocations de chômage. Le CPAS de Charleroi a accueilli plusieurs citoyens concernés par cette mesure, l’antenne sociale ayant organisé des rendez-vous avec chaque candidat.
La nouvelle réforme initiée par le gouvernement fédéral concernant les allocations de chômage inquiète de nombreuses personnes. Depuis ce matin, les Centres publics d’action sociale se mobilisent afin de répondre aux demandes et aux inquiétudes des citoyens qui ne bénéficient plus de ces allocations.
À Charleroi, pour la première vague qui concerne les mois de janvier et février, plus de 1260 personnes sont touchées par cette réforme. 840 devraient pousser la porte du CPAS carolo pour demander de l’aide, parmi elles, 500 ont déjà pris rendez-vous avec le centre pour trouver des solutions le plus rapidement.
"Nous sommes partis du principe que le premier accueil est essentiel, explique Olivier Jusniaux, directeur général du CPAS de Charleroi. Si les personnes sont entendues et prises au sérieux, cela évite les tensions et permet de les rassurer. Nous avons donc mis en place 3 moyens pour permettre aux citoyens de prendre rendez-vous le plus rapidement possible, il y a via internet qui est une grande première pour le CPAS, par téléphone aussi, ainsi que la prise de rendez-vous directement à l’accueil de l’antenne du centre."
De nombreux rendez-vous administratifs…
Lors de ce premier rendez-vous, les citoyens devaient se munir de plusieurs documents administratifs. Ceux-ci permettent aux travailleurs sociaux d’analyser leur situation et de leur proposer rapidement des solutions adaptées.
"Il peut s’agir de documents concernant les revenus, la composition du ménage ou encore des informations liées à la santé, précise Olivier Jusniaux. Ce sont des éléments indispensables pour permettre aux travailleurs sociaux d’introduire une demande d’aide."
L’âge est un frein à l’emploi…
Emmanuel fait partie des citoyens touchés par cette réforme. En septembre dernier, il a reçu un mail l’informant qu’il ne pourrait plus bénéficier des allocations de chômage. Une situation d’autant plus difficile qu’il se trouve seulement à quelques mois de la retraite.
"J’ai dû créer une boîte mail pour recevoir ce message, raconte-t-il. Quand je l’ai lu, j’ai râlé quelques minutes, puis je me suis dit : j’ai 63 ans, comment voulez-vous que je retrouve du travail?. Plus personne ne va m’engager. Je suis désormais rayé du chômage, mais le problème supplémentaire, c’est qu’en étant au CPAS, cela ne compte pas pour le calcul de la pension. Je vais donc perdre une partie de ma retraite."
Même constat pour Moustafa. Malgré de nombreux diplômes et une réelle volonté de retravailler. Son profil pose problème à cause de son âge…
"J’ai essayé toutes les solutions possibles, confie-t-il. J’ai suivi plusieurs formations et je les ai réussies, mais on me considère toujours comme trop âgé pour m’engager. Quand je postule, on me dit que je suis trop vieux pour être engagé dans la société."
Une deuxième vague déjà attendue
De nombreux autres citoyens se retrouvent dans la même situation. Le CPAS de Charleroi se prépare déjà à la deuxième vague de cette réforme, attendue en mars. À ce moment-là, 1972 Carolos supplémentaires devraient perdre leurs allocations de chômage.
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